Photo B. Legoasduff
A propos


J’ai 30 ans et je suis danseur amateur de Modern Jazz depuis 3 ans. Je me forme à Paris, au Studio Harmonic et au Centre des arts vivants. Mes professeurs réguliers sont Julie Sicard et Michael Cassan.

Avant de commencer la danse en 2013, je n’avais jamais suivi de cours. Je suis scientifique de formation, aujourd'hui écologue de métier, et j'ai donc passé le début de ma vie relativement loin de l'univers de la danse, à faire fonctionner essentiellement ma partie mentale et cérébrale. J’aimais cependant beaucoup voir des chorégraphies, mais je me disais que la danse ce n’était pas fait pour moi. Pas réellement à l’aise avec mon corps, il me semblait impossible de pouvoir un jour danser. Au fil des années, j’ai donc sans cesse repoussé l’idée d’essayer.

Puis, à 27 ans, l’âge avançant, j'ai réalisé qu'il ne fallait plus que je traîne si je voulais un jour réaliser ce rêve. Ayant commencé une formation de prise de parole et improvisation théatrale un an plus tôt, l'exploration de la danse devenait aussi finalement la prochaine étape logique de mon développement personnel. Et certains évènements difficiles de ma vie à ce moment-là ont fini par me décider complètement.

A l’automne 2013, j’ai alors poussé, hésitant, la porte du Centre des arts vivants à Paris. Je ne me doutais pas encore que je venais d’engager un long voyage, avec Sophie Mila d’abord et Julie Sicard ensuite puis avec Michael Cassan au Studio Harmonic.

Après 3 ans de formation, tout en étant loin d'avoir accompli mon apprentissage, je prends d'ores et déjà du recul sur cette initiative. Je pense avoir eu une très grande chance de tomber sur des professeurs si doués, bienveillants et pédagogues. Mais je pense aussi que je m’étais réellement mis moi-même des barrières et une pression non justifiée. Tout le monde peut danser, j'en suis maintenant convaincu. Aujourd’hui je voudrais alors à mon tour, à ma modeste place, aider ceux qui n'osent pas se lancer, notamment les hommes, à le faire et ceux qui se sont lancés récemment à persévérer. Par ailleurs, grâce à la danse, je me sens désormais beaucoup plus conscient, incarné et libre ; j'ai ainsi beaucoup plus confiance en moi, dans les autres et dans la vie. Aussi aimerais-je alors tellement que ce site puisse, peut-être, contribuer à ce que d'autres - pour qui cet état leur parait aujourd'hui si éloigné d'eux - y accèdent à leur tour.

Ce site est ainsi une manière pour moi de commencer à redistribuer ce que l'on m'a donné et d'une certaine façon donc de rendre aussi hommage à mes professeurs, à qui je dois tant.

Romain Sordello